La méditation


Le jeudi entre 20h00 à 21h00, je vous invite à prendre part à "la méditation du jeudi". Toutes les personnes souhaitant s'offrir un moment de paix sont les bienvenues.
Quelques explications seront données au préalable aux personnes qui le souhaitent.
Nombre de places limitées, merci de confirmer votre participation ( 0495 610392 ou par email : soukenshiatsu@yahoo.com)

Appelée "Zazen" chez les japonais, "Chiné-Lhaktong" chez les tibétains ou encore " Samatha -Vipassana" en sanscrit, la méditation est une pratique fondamentale du bouddhisme. Pour nous occidentaux, que l'on adhère ou non aux enseignements du Bouddha, cette pratique peut s'avérer des plus bénéfiques. La pratique régulière de la méditation entraîne effectivement de nombreuses vertus bienfaisantes et salutaires.

Il est cependant recommandé, pour le moins, d'en commencer  la pratique sous la supervision d'un enseignant  qualifié et reconnu.

Selon Taisen Deshimaru, maître apprécié de l'école Zen Soto, la pratique du zazen est à même d'améliorer sensiblement la santé mentale, cela même chez des personnes bénéficiant déjà d'une bonne santé à ce niveau. Il précise aussi que le zazen ne remplace pas la psychothérapie mais peut avantageusement faire partie intégrante de celle-ci.

Je partage cet avis également en ce qui concerne le traitement shiatsu. Bien qu'agissant sur le corps-esprit, et donc le mental, le shiatsu ne se substitue pas à la psychothérapie. Pour les personnes souffrant de troubles psycholoqiques importants, recevoir du shiatsu peut se révéler très bénéfique et constitue une approche corporelle qui viendra s'intégrer à un suivi psychothérapeutique régulier.


Voici quelques exemples des bienfaits de la méditation :

  • Augmente « l'élan vital »

  • Calme l'agitation mentale

  • Renforce la volonté

  • Stabilise l'esprit « shen », le rendant moins perturbable

  • Éveille la créativité

  • Harmonise la personnalité

  • Apporte une base solide pour une tranquillité et une paix de l'esprit accrues

  • Assouplit le corps, on devient ainsi  plus alerte et agile

  • Améliore la concentration

  • Stabilise le fonctionnement du cortex cérébral

Notre esprit est la plupart du temps occupé par des dizaines de pensées, comme dans une course effrénée, il passe sans cesse de l'une à l'autre. Bokar Rimpoché, un maître de méditation de la tradition tibétaine, compare cet état d'esprit à de l'eau en train de bouillir sur le feu. Il s'agira d'apaiser ce bouillonnement par la pacification mentale,"chiné", première étape de la méditation.

"Chiné" ou "Samatha", c'est le "calme mental". Cette pratique vise la pacification de  l'esprit. Le pratiquant arrive à une stabilité d'esprit libre de toute perturbation mentale. L'esprit demeure en paix, concentré sur l'objet qu'il a choisi, libre de toute distraction pour les objets extérieurs.


La deuxième étape, "Lhaktong" ou "Vipassana", c'est la "vision pénétrante", elle permet au méditant de mieux comprendre la nature profonde des phénomènes et reconnaître la nature de l'esprit.


Une brève introduction à la méditation zen

Bodhidharma "Si l'on en croit l'exemple du Bouddha, il vous faut pour méditer :

Premièrement, un arbre dit ficus religiosa. Il est vrai qu'une fois le Sage du clan des Shâkya s'accommoda d'un parasol formé des sept têtes d'un dieu-serpent. On peut également se retirer dans un ermitage de montagne. Mais une simple pièce fera tout aussi bien l'affaire. Dans ce cas, on la prévoira silencieuse, ni trop chaude l'été, ni trop froide l'hiver, ni trop éclairée en journée, ni trop sombre en soirée.

Deuxièmement, un coussin d'herbes dit kusa. Le Bouddha utilisait également un siège de diamant. Mais on peut tout aussi bien se contenter d'un coussin ordinaire. Dans ce cas, on le prévoira suffisamment épais afin de croiser les jambes sans difficulté.

Troisièmement, un corps. C'est là l'élément le plus important pour lequel les maîtres et autres yogis n'ont guère prévu d'alternative. Peu importe d'ailleurs qu'il soit revêtu des trente-deux marques majeures d'un Éveillé ou qu'il s'agisse d'un vulgaire sac de peau comme disaient les maîtres chan. Désolé donc si vous êtes un robot qui explorez maintenant ce site. Il faut être franc : vous ne pourrez expérimenter cette méditation. Voici donc un Koan de consolation : sous l'arbre on pose le coussin, sur le coussin on pose le corps, sur le corps on pose l'esprit, mais sur l'esprit que pose-t-on ?

Reprenons pour les autres. Assis les fesses sur le coussin, vous croisez les jambes en lotus ou en demi-lotus. Vous redressez le buste et gardez la tête droite, les yeux mi-clos, le regard tombant vers le sol. Vous posez ensuite les mains dans le giron. La respiration passe naturellement par le nez. Et vous vous contentez d'être assis.

Si vous suivez cette première instruction, vous n'aurez vraisemblablement que le sentiment d'être banalement assis. Rester dans cette position pendant une demi-heure pourra même vous sembler interminable. Il faut peut-être alors savoir utiliser une méthode. Par exemple, suivre le mouvement de la respiration : elle passe par le nez, elle emplit les poumons, elle repart. Mais une fois l'esprit unifié, vous devrez abandonner cette technique.

Car on reste bien finalement assis simplement sans se préoccuper du vrai et du faux, d'une technique ou d'une absence de technique. L'esprit unifié, on entre alors dans un état de profond apaisement. Apaisement n'est même pas le mot juste, car la paix s'oppose encore au tourbillon, aux difficultés. Dans cet état d'abandon, une telle opposition n'a même plus de sens.

Ne dites pas : "Pourquoi méditer ?" Car il s'agit précisément là de jouir d'un état sans pourquoi.

À vrai dire, la méditation zen est une perte de temps. Qui pourrait la recommander ?

Et pourtant... "     Eric Rommeluère


Reproduit avec l'aimable autorisation d'Eric Rommeluère - Tous droits réservés

http://www.zen-occidental.net/






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